Baromètre : quels enseignements pour la communication dans les universités françaises ?

Budget, influence, IA, attractivité : découvrez les principaux enseignements et les enjeux qui transforment la communication universitaire en 2026.

Quand les données confirment ce que le terrain nous dit depuis 20 ans

La communication des universités n’a jamais été aussi sollicitée. Attractivité des formations, visibilité de la recherche, marque employeur, réseaux sociaux, communication de crise, responsabilité sociétale, intelligence artificielle… les enjeux se multiplient et les attentes grandissent.

Pourtant, une question demeure : les directions de la communication disposent-elles réellement des moyens, de l’organisation et de la place stratégique nécessaires pour répondre à ces nouvelles exigences ?

C’est précisément pour apporter des éléments de réponse objectifs à cette question que nous avons choisi de nous intéresser à ce support. Cette démarche s’inscrit dans la volonté de COMOSUP de s’appuyer sur des données concrètes et mesurables, tout en permettant à notre agence, spécialisée dans la communication de l’enseignement supérieur et de la recherche, de fonder ses recommandations sur des constats tangibles. L’objectif est ainsi d’accompagner toujours plus efficacement les acteurs de l’enseignement supérieur dans un contexte en constante évolution.

Quatre chiffres qui résument une réalité

Parmi l’ensemble des données recueillies, quatre indicateurs retiennent particulièrement l’attention :

  • 37 % de titulaires seulement au sein des équipes communication
  • Une influence moyenne auto-évaluée de 2,5/5
  • 50 % des établissements confrontés à une baisse budgétaire
  • Des directions assurant jusqu’à 7 missions stratégiques différentes

Pris séparément, ces chiffres interpellent. Pris ensemble, ils dessinent une réalité structurelle : la fonction communication s’est considérablement élargie, mais les ressources humaines, financières et institutionnelles n’ont pas suivi la même trajectoire.

C’est sans doute le premier enseignement majeur de ce baromètre.

L’effet ciseaux : toujours plus de missions, toujours moins de moyens

Depuis plusieurs années, nous observons sur le terrain une montée en puissance des attentes vis-à-vis des directions de la communication.

Un baromètre qui objective ce constat

Aujourd’hui, 94 % des établissements assurent la communication institutionnelle, 83 % la communication recherche et une majorité doit également gérer l’international, la vie étudiante, les sciences et société ou encore la marque employeur.

Pourtant, près de la moitié des répondants disposent d’équipes de seulement 1 à 10 ETP.

Plus marquant encore : ces petites équipes assurent en moyenne plus de cinq missions stratégiques différentes.

Autrement dit, ce qui pourrait apparaître comme une situation exceptionnelle constitue en réalité la norme pour une grande partie du secteur.

Une fonction reconnue comme stratégique… mais encore trop souvent absente des décisions

Le résultat le plus révélateur du baromètre concerne sans doute le positionnement des directions de la communication.

59 % des répondants considèrent leur fonction comme stratégique. Pourtant :

  • 34 % déclarent être rarement associés aux décisions stratégiques ;
  • seulement 9 % sont systématiquement intégrés aux réflexions en amont.

Un paradoxe frappant

La communication est mobilisée lors des crises, sollicitée lorsqu’il faut renforcer l’image ou la réputation, mais elle reste encore trop souvent cantonnée à un rôle d’exécution lorsque les grandes orientations sont définies.

Cette réalité confirme un constat que nous partageons régulièrement avec les établissements que nous accompagnons : la maturité d’une fonction communication ne dépend pas uniquement de ses moyens, mais surtout de la culture de gouvernance dans laquelle elle évolue.

Le baromètre le démontre clairement : les établissements où la communication exerce la plus forte influence ne sont pas nécessairement ceux qui disposent des budgets les plus élevés.

L’IA : une opportunité qui appelle une vision stratégique

Autre enseignement majeur du baromètre : l’intelligence artificielle s’impose désormais comme un sujet incontournable pour les professionnels de la communication.

La quasi-totalité des établissements interrogés anticipent son impact sur leurs métiers dans les trois à cinq prochaines années. Pourtant, seuls 6 % déclarent aujourd’hui disposer d’une démarche véritablement structurée et intégrée. La majorité se situe encore dans une phase d’exploration ou d’expérimentation.

Un constat intéressant émerge également : les petites équipes figurent parmi les plus avancées dans l’adoption des outils d’IA. Souvent confrontées à des contraintes de temps ou de ressources, elles y voient un moyen d’optimiser leur production de contenus et de gagner en efficacité au quotidien.

Mais l’enjeu ne se limite pas à produire plus vite. L’intelligence artificielle révèle tout son potentiel lorsqu’elle s’inscrit dans une réflexion globale sur les méthodes de travail, les parcours de communication et l’organisation des équipes.

C’est précisément dans cette articulation entre innovation et stratégie que réside la véritable valeur ajoutée. Automatiser certaines tâches, concevoir des modèles de contenus réutilisables, développer des bibliothèques de visuels ou des templates intelligents : autant de leviers qui permettent de gagner du temps tout en garantissant la cohérence des prises de parole.

L’IA ne remplace pas la stratégie. Elle la renforce lorsqu’elle est pensée comme un outil au service d’objectifs de communication clairement définis.

Réputation, attractivité : l’ambition est là, les moyens restent limités

Le dernier enseignement fort concerne la visibilité des établissements.

72 % des répondants placent l’image et la réputation parmi leurs trois priorités majeures.

84 % considèrent pourtant que les universités ne bénéficient pas d’une visibilité suffisante dans les médias nationaux.

Le décalage est d’autant plus frappant que plus d’un établissement sur deux ne dispose pas d’attaché de presse au sein de sa direction de la communication.

Cette situation révèle un enjeu majeur pour les prochaines années : comment renforcer la présence médiatique des établissements dans un contexte de concurrence accrue, notamment face aux acteurs privés de l’enseignement supérieur ?

Ce que nous retenons chez Campus Com

Depuis plus de vingt ans, nous accompagnons les établissements d’enseignement supérieur et de recherche dans leurs enjeux d’attractivité, de marque, de recrutement et de réputation.

Ce premier Baromètre COMOSUP apporte aujourd’hui une dimension nouvelle : il transforme des intuitions de terrain en données objectivées.

Trois enseignements nous paraissent particulièrement structurants pour l’avenir :

  • La communication universitaire est devenue un levier stratégique incontournable.
  • La gouvernance est désormais le principal facteur d’influence des directions de la communication.
  • L’intelligence artificielle représente une opportunité majeure à condition d’être pensée collectivement et non uniquement comme une réponse à la contrainte.

Au-delà des chiffres, ce baromètre marque une étape importante pour toute la profession. Il offre enfin une photographie nationale d’un métier en pleine transformation et pose les bases d’un suivi dans la durée.

Une chose est certaine : les défis de visibilité, d’attractivité et de réputation ne feront que s’intensifier dans les années à venir. Plus que jamais, la communication devra être considérée comme un investissement stratégique au service du projet d’établissement.

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Chez Campus Com, nous accompagnons depuis plus de 20 ans les établissements d’enseignement supérieur et de recherche dans la définition de leurs stratégies de communication, d’attractivité et de réputation.

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